dimanche 17 février 2008

NY


À l angle de la 5eme. Avenue

sa petite robe noir collée au corps

3 heures du matin et personne dehors

Rien que le froid et la lumiere des néons blafards

Sur l’asphalte brutal 

Rien que des néons blancs pour des objets sans vie

Rien que ses yeux verts son sourire d’ange ses collants fatigues

Ses jambes étirées sur un corps disloqué

Son sexe déchirée sur un pubis rasé

Il y a très longtemps elle avait dû être un enfant

Ses yeux demandaient de l’amour tendresse et douceur

Elle avait pardonné, il y a bien longtemps

Elle gisait là … maintenant transi de froid

La vie venait de la quitter 

Son cœur a l’arrêt

Son sein gauche transpercé

Par une pointe d’acier

 

À l’angle de la 5eme. Avenue je te retrouverai

Je l’avais toujours dit … toujours rêver

Je te voyais brillante gaie vive et tendre

Ton regard baigné de lumière

Par ce doux soleil de septembre

Tes longs cheveux bruns bouclés sur des épaules fines

Un cou de reine …Exclamation sur des rondeurs divines

Que ton  blanc chemisier avait du mal à dompter

Et ces fesses callipyges sur des hanches assassines

Gainée de soie sombre ses jambes félines

Avançant a grand pas sur des talons aiguilles

Un rien de nonchalance

J ai envie de t’embrasser

de te prendre dans mes bras

De glisser des mots doux

À tes lèvres assoiffées

 

À l angle de la 5eme. Avenue je l’avais perdu

Sentiment coupable d’une cupidité avérée

Vanité des extrêmes …rupture névrotique

Mansuétude et compassion de l âme

J ai honte et implore la vengeance  des anges

J ai malmené la vie et l amour aussi

Fermé les yeux pour naviguer de nuit

Posséder ses pensées J’ai voulue l’attraper

J ai pointé mon arme pour tout effacer

Et le coup est parti dans un  chuintement étouffé

Personne n’a bougé ne s’est retourné

Il n’y avait plus de vent plus de bruit

Plus de rires d’enfants

Et de hurlement strident

Que la clameur  de cette foule ivre

Le bruit du monde occupé a survivre

Juste le battement de la vie qui s enfuie

 

 

À l angle de la 5eme.Avenue j ai hurlé comme un loup

Trépignant dans la neige assoiffé de rancœur

Les poings serrés à faire blanchir mes mains

La mâchoire contractée  à faire péter l’émail

La tête dans un étau et les tempes palpitantes 

J’avais les pieds gelés d’avoir fait les cent pas

Trop a l’étroit dans les pompes à papa

Douze ans déjà et toujours rien à voir

Pas un signe traces ou indices

Rien à espérer  rien de visible a l’horizon

Rien que la suave mélodie des mots

Meli melot saveurs acidulées

Poivre et sel mélangés

Cannelle et sucre glace… les mots te manquent.

De ta bouche sèche ce jour et pas un autre

Jaillit le cri primaire

Celui qui balaye tout et déclare la guerre

 

À l’angle de la 5eme. Avenue j ai lancé la bataille

Harnaché mon cheval  mon plus fidèle coursier

Carapace bouclier sabre au clair et grenaille

Je suis le feu brûlant, le rouge meurtrier

Le vent violent, l’ouragan,  le typhon en colère

Je souffle comme un bœuf je suis en fureur,

Je cours vers la folie  sans aucune peur

Il me reste de toi qu’une très vague odeur

Éther évaporé dans la brume le souffre et l’acide

N’aurai-je plus de sang dans mes artères glacées !

Je me suis empalé sur une pointe d’acier

Le cœur transpercé un poumon éclaté

Dans ma bouche assoiffée le scarabée doré

Celui des pharaons et des rites sacrés

Je crève de ne t’avoir jamais pris dans mes bras

Embrasser tes lèvres  caresser tes seins

presser tes hanches … je sombre dans la fin …

1 commentaire:

FunPv a dit…

très beau , mais c'est qui celle là?
Et t'es sur que tu veux finir empalé?
Cela va faire jaser!
Bon sans rire maintenant que Slavador est parti tu devrais composer des chansons.